29 janvier 2007
Magnus de Sylvie Germain
Beaucoup de temps pour lire et me régaler... Je vous en fais profiter !
Au coeur de l'été de 1943, la ville de Hambourg fut enfouie sous un déluge de bombes porté par la Royal Air Force, appuyée par la 8e flotte américaine. Rescapé d'une cave où il s'est terré, un petit garçon de 5 ans va surgir, un ours à l'oreille roussie sous le bras. La peluche porte autour du cou un mouchoir brodé en fils de coton multicolores au nom de Magnus. Faute de mieux, c'est celui qu'on donnera à l'enfant avant de l'aiguiller vers une famille d'accueil. Frappé d'amnésie, Magnus, devenu à l'état civil Franz-Georg Dunkeltal, va rassembler, petit à petit, douloureusement, les débris épars de son existence...
Notre mémoire ne remonte pas au jour de notre naissance. Comblant le vide, nos parents nous racontent ces souvenirs manquants. Ils nous en montrent les images et, plus tard, nous apprenons, ou vérifions, de quels épisodes de l'histoire nous avons été, en nos toutes premières années, les contemporains.
Sur le thème de cette mémoire manquante, enfouie ici dans le secret et la honte du régime nazi, Sylvie Germain a construit un roman d'une très grande sensibilité, récompensé par le prix Goncourt des Lycéens en 2005.
18 décembre 2006
La Mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé
Dans une antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille . Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit et met en péril l'équilibre du royaume. Malgré la mort du roi, la guerre éclate. Son plus jeune fils quitte la forteresse familiale pour parcourir le continent et édifier 7 tombeaux à l'image de ce que fut le vénéré - et aussi haïssable - roi Tsongor.
Récit épique, la Mort du roi Tsongor s'inscrit dans la lignée des grandes tragédies grecques. Laurent Gaudé, dont le roman évoque par son style Fortune Carrée de Joseph Kessel, nous ensorcèle dans une langue envoutante.
Prix Goncourt des lycéens en 2002,
Prix des libraires 2003.
Sélection de livres
Même principe que pour le 7ème art. Envie de vous faire partager uniquement mes coups de coeur littéraires et de me forcer à lire, car, depuis que trois petits dévorent mon existence, je suis nettement moins bibliophage... Cela vous étonne ?

